Réduire les déchets : enjeux et législations en France et en Europe

Dans la lutte contre les déchets, les méthodes d’**élimination** telles que le stockage ou l’incinération sans récupération énergétique perdent en popularité. Elles représentent une perte précieuse de ressources recyclables, freinant l’évolution vers une **économie circulaire**. À l’échelle européenne, la Directive (UE) 2018/851 met en avant l’importance de réduire ces pratiques peu vertueuses. En France, la loi n° 2015/992 appelée **transition énergétique pour la croissance verte** établit des objectifs ambitieux pour diminuer les tonnages de déchets non dangereux mis en décharge. Ce texte explore l’évolution des pratiques de stockage en **France** et en **Europe**, ainsi que les mesures législatives pour inverser la tendance.

Réduction des tonnages de déchets

La **France** a fixé des objectifs clairs pour réduire le stockage des déchets non dangereux non inertes. La loi n° 2015/992 vise une baisse de 30 % d’ici 2020 comparé à 2010, et de 50 % pour 2025.

Entre 2008 et 2017, une diminution notable a été observée, passant de 22 à 17 millions de tonnes. Cependant, 2018 a vu une remontée à 19,6 millions de tonnes en raison d’une augmentation des refus de tri. Cela a été principalement causé par divers facteurs, dont la fermeture des frontières chinoises en 2017. Pour plus de détails sur ce sujet, consultez l’article sur la transition énergétique pour la croissance verte.

  • La **fermeture** des frontières chinoises a conduit à une **réduction des exportations** de matières premières recyclables, notamment de plastiques et de papiers-cartons.
  • Des exigences accrues en matière de **qualité de tri** ont également contribué à cette hausse des refus.
  • L’extension des consignes de tri et la tarification incitative ont influencé les choix des consommateurs.

Mesures législatives pour améliorer la gestion des déchets

Pour améliorer la gestion des refus de tri, la loi n° 2020-105, axée sur la lutte contre le gaspillage, introduit plusieurs mesures clés.

L’article 110 vise à assurer la valorisation énergétique d’au moins 70 % des déchets ne pouvant être recyclés d’ici 2025. Cela soutient le développement de la filière des **combustibles solides de récupération**.

De plus, l’article 10 interdit progressivement la mise en décharge des déchets non dangereux valorisables, tandis que l’article 116 instaure un dispositif de contrôle par vidéo pour les installations de stockage ou d’incinération. Ces mesures visent à renforcer l’efficacité du traitement des déchets. Pour plus de détails, explorez notre contenu sur la lutte contre le gaspillage.

Comparaison internationale du stockage des déchets

La **France** se situe dans la moyenne européenne en matière de stockage des déchets municipaux. En 2018, 21 % des déchets municipaux étaient stockés, contre une moyenne de 22 % dans l’**Union européenne**.

Les pays du nord-ouest de l’**Europe**, tels que la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, privilégient l’incinération avec récupération d’énergie et le recyclage. À l’inverse, les pays de l’est et du sud de l’Europe continuent de recourir largement au stockage.

La méthodologie de calcul des tonnages de déchets peut varier d’un pays à l’autre, influençant les comparaisons. Pour approfondir le sujet, consultez notre page dédiée à la comparaison internationale du stockage des déchets.

Les efforts pour réduire le stockage des déchets non dangereux en France et en Europe sont en cours, soutenus par des lois ambitieuses et des objectifs de valorisation énergétique. Bien que des progrès significatifs aient déjà été réalisés, la collaboration internationale et l’innovation restent essentielles pour atteindre les objectifs futurs. Pour en savoir plus, visitez notre page sur l’économie circulaire et le recyclage.

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