Gestion des déchets entreprise d’espaces verts

Le travail de paysagiste génère des volumes de déchets réguliers. Face à des règles plus strictes, toute entreprise d’espaces verts doit contrôler le devenir de ses déchets et chercher à les valoriser. Ce texte présente les obligations légales, les méthodes de valorisation selon les types de déchets et des pistes pratiques pour réduire et tracer les flux sur chantier.

Réglementation des déchets

La loi place la responsabilité du gestionnaire de déchets dès la conception du produit et tout au long de sa gestion.

  • Le régime de responsabilité élargie du producteur (REP) impose au producteur ou au détenteur d’assurer la prise en charge de ses déchets jusqu’à leur élimination ou leur valorisation, selon le Code de l’environnement.
  • Les acteurs concernés peuvent financer des éco‑organismes pour transférer une partie de leurs obligations.
  • Les producteurs doivent préférer des produits à faible impact, réduire les quantités résiduelles et renseigner le public sur le réemploi et le recyclage.
  • Pour des compléments pratiques, consultez une fiche dédiée au tri et aux obligations sur .

Valorisation des déchets verts

Les déchets végétaux demandent des traitements adaptés. Le brûlage à l’air libre est interdit pour lutter contre la pollution.

Principales solutions :

  • Compostage : broyage pour obtenir un amendement utilisable en jardinage. Les installations de compostage relèvent d’une réglementation spécifique et peuvent nécessiter une autorisation.
  • Paillage : broyer sur place puis déposer le broyat sur les massifs. Méthode qui évite transport et stockage.
  • Méthanisation : dégradation anaérobie qui produit du biogaz et un fertilisant agricole.

Classement courant des déchets verts : cellulosiques (tonte), ligno‑cellulosiques (feuilles, tailles), ligneux (branches, abattage). Les végétaux contaminés par des produits phytosanitaires sont classés déchets dangereux.

Déchets dangereux : collecte et traitement

Les produits chimiques et leurs emballages suivent une filière sécurisée.

  1. Produits phytosanitaires non utilisables (PPNU) : déposer avec leur contenant d’origine dans un centre de collecte spécialisé.
  2. Emballages vides (EVPP) : procéder au triple rinçage, replacer le bouchon et remettre les emballages dans les sacs fournis par les distributeurs pour collecte.
  3. Centres de tri des déchets dangereux traitent aussi les huiles de vidange, peintures, piles, batteries et engins hors d’usage.

Déchets inertes et déchets banals

Les chantiers produisent des matériaux variés qui n’ont pas le même devenir.

Exemples quotidiens :

  • Déchets inertes : terres de mauvaise qualité, gravats, chutes de pavés ou de dalles. Ces matériaux doivent être orientés vers des installations d’enfouissement adaptées.
  • Déchets banals : papiers, cartons, verre. Ces flux vont vers les collectes ménagères après tri sélectif.

Traçabilité et pratiques pour réduire les déchets

Suivre les mouvements de déchets facilite le contrôle et la gestion économique.

  • Traçabilité : conserver les documents remis par les plateformes de collecte, plateformes de compostage et centres de tri. Ces justificatifs servent lors de contrôles administratifs.
  • Actions pratiques : former le personnel aux techniques de taille pour limiter les volumes, mettre en place un tri sur chantier, tester le paillage pour réduire les transports.
  • Solutions alternatives comme l’éco‑pâturage peuvent diminuer les tonnages à traiter. Pour des formations et méthodes de terrain, voir .

Gérer les déchets d’une entreprise du paysage demande des choix concrets : trier à la source, orienter chaque flux vers la filière adaptée et garder des preuves de collecte. Ces gestes simplifient la conformité réglementaire et peuvent réduire les coûts de gestion.

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